Récit de l'épopée...

Récit de l'épopée...
Après de nombreux contrôles plus rigoureux les uns que les autres (aurions-nous des têtes de terroristes), nous embarquons enfin à bord de l'avion qui doit nous mener vers ce pays chargé d'histoire qu'est la Grèce. Même les plus réticents ont très vite été conquis par la splendeur des paysages qui s'offraient à nous depuis le ciel. Quelques heures plus tard, nous découvrons Athènes plongée dans l'obscurité, où nous sommes accueillis par Nikos, notre chauffeur. Une personnalité très sympathique d'ailleurs, bien que la communication était parfois un peu difficile étant donné qu'il ne parlait... que le grec ! Toutefois, ses aptitudes derrière le volant sont incontestables : si nous n'étions au départ pas très rassurés à l'approche de tournants sinueux (rien d'étonnant vu le nombre impressionnant de petites chapelles qui ornent le bord des routes...), il nous a vite démontré que ce n'était pour lui qu'un jeu d'enfant. Nous prenons donc la route en direction de Delphes où nous nous arrêtons enfin devant notre hôtel. Pas fâchés d'être arrivés, nous déchargeons tous nos bagages avec beaucoup d'enthousiasme... jusqu'à ce que l'on découvre qu'il ne s'agit pas du même hôtel ! Allez, on remballe tout et on repart ! Nous finissons tout de même par trouver l'hôtel, et le bon cette fois ! Installation dans les chambres pour... dormir (oui, chers parents, nous avons tous eu nos 8 h de sommeil par nuit, bien entendu !).
Le lendemain, réveil matinal pour prendre le car en direction du site archéologique de Delphes, où nous rencontrons Georgia, alias Gogo, notre guide. Après la culture, place au sport : course improvisée dans le stade où M Rongvaux compare ses performances à celles des élèves. Nous terminons par une note de musique, avec Robin qui nous joue un petit air de cornemuse (de nombreux touristes s'arrêtent, croyant sans doute qu'il s'agit d'une attraction locale !) Nous nous arrêtons dans une taverne pour le repas de midi. Première confrontation avec la cuisine grecque : avis plutôt mitigés, la fêta et les olives ne sont pas du goût de tout le monde. Ensuite, nous poursuivons le trajet vers Kalambaka. Les heures passées dans le car sont agrémentées par la bonne humeur et les parties de cartes, le tout au rythme de l'hymne... grec ? non, plutôt un certain Jupiler-ler-ler. Une fois sur place, un petit tour de la ville s'impose. A peine avons-nous mis un pied dehors que les coups de klaxons fusent ! Les chiens errants se promènent par dizaines. A chaque fois que nous approchons d'une boutique, nous sommes assaillis par les commerçants qui tiennent absolument à nous vendre leurs livres, jupes et autres gadgets.
Le mercredi, nous partons à la découverte des météores. Une légère brume entoure les sommets montagneux, rendant le lieu encore plus mythique. Nous plongeons ainsi au c½ur d'un univers complètement coupé de l'extérieur, avec des paysages à couper le souffle. Les filles doivent se résigner à enfiler les jupes fournies par les monastères, qui leur donnent un étrange air de ressemblance avec leurs grand-mères... La journée continue avec six heures de car, qui seront suivies par quatre heures de bateau pour se rendre sur l'île de Tinos. A bord du Ferry, certains s'époumonent sur le pont alors que d'autres préfèrent le whist à l'intérieur. A l'approche de l'hôtel, hurlements de joie : semblable à un Club-Med, on y trouve de magnifiques petits bungalows aux couleurs du pays. Bien que les chambres soient très spacieuses et accueillantes (avec balcon et vue sur mer, s'il-vous-plaît), pas question d'aller dormir : on a entendu parler d'une discothèque ! Première rencontre avec les Bruxellois, qui semblent avoir calqué leur planning sur le nôtre. Notre dj MP arrive à point pour ranimer la soirée, qui se prolongera jusque... (calculez, huit heures de sommeil toujours).
Le lendemain nous sommes donc réveillés à sept heures pour le petit-déjeuner. Un buffet plus « traditionnel » qui a tôt fait de nous réconcilier avec la cuisine ! Nous embarquons à nouveau sur le bateau pour un trajet plus court cette fois vers Mykonos. L'île nous accueille sous un soleil radieux, avec une eau d'un bleu limpide. Nous traversons les ruelles, en prenant bien garde de ne pas poser nos pieds sur la peinture blanche fraîchement étalée sur le sol. Nous partons à la recherche des moulins, typiques du lieu, où de nombreux photographes amateur s'acharnent sur un pauvre vieillard qui « cadrait bien avec le décor ». Nous faisons ensuite un eu plus ample connaissance avec les trois célèbres pélicans (nombreux sont ceux qui peuvent aujourd'hui se vanter d'avoir caressé un pélican... avec plus ou moins d'assurance, il faut bien l'avouer !) De retour à Tinos, nous faisons escale au pied d'un gigantesque cratère avant de nous précipiter vers la magnifique piscine... dont la température se révèle hélas quelque peu moins attrayante ! Qu'importe, les plus téméraires tentent un plongeon mais ont bien du mal à nous assurer que l'eau était bonne lorsqu'ils en ressortent, grelottants. Les autres se contenteront d'une petite bronzette sur un transat...
Après un sommeil que l'on qualifiera de bref mais profond, nous partons visiter l'île de Tinos : paysages rocheux où gambadent des chèvres naines et monastère et pigeonniers d'époque sans oublier une petite cueillette de citrons et un air de cornemuse. Nous quittons alors l'île pour le port de Rafina. A bord du Ferry, nous nous estimons soudain très chanceux en apprenant le naufrage d'un bateau semblable. Mais nombreux sont ceux qui n'entendent déjà pus les nouvelles, les banquettes s'étant mystérieusement transformées en lit, dedans comme dehors. De retour sur la terre ferme, nous faisons une courte pause pour admirer l'impressionnant canal de Corinthe, avant de se diriger vers Porto Heli. Là encore, un hôtel exceptionnel nous attend, avec un système très moderne de cartes électroniques grâce auquel plusieurs se sont retrouvés enfermés dehors, une piscine un peu moins froide (mais on n'a pas dit plus chaude), mini-golf, tennis de table et billard, le tout à deux pas de la plage. Tous les appétits seront satisfaits, du plus classique au plus original (eh oui, certains ont apprécié le poulpe !) C'est aussi l'occasion de recueillir un pauvre toutou abandonné, qui aurait volontiers élu domicile dans l'une de nos chambres.
Le lendemain, nous retrouvons notre guide Georgia pour la visite du théâtre d'Epidaure. La qualité de l'acoustique est d'abord testée par la clarinette de M Rongvaux, puis c'est au tour de la cornemuse de Robin pour terminer sur une petite Brabançonne collective. Nous visitons ensuite Mycènes avant d'arriver à Nauplies. Là, pour se dégourdir un peu les jambes, on entame la promenade avec l'ascension de la citadelle, qui comporte tout de même près de 1000 marches ! (on sait, c'est parce qu'on est l'école la plus sportive de Brabant Wallon...) Même un soleil de plomb ne retarde pas notre arrivée au sommet, où nous attend un véritable décor de cartes postales ! Une fois redescendus de notre promontoire, il faut bien avouer que nous avons préféré le confort d'un banc à la traversée de la ville... Le soir, nous avons assisté à la fête de Pâques, qui avait lieu non loin de là. Nous sommes passés devant des yachts tous plus luxueux les uns que les autres avant d'apercevoir l'église d'où provenaient des chants... soyons-honnêtes, disons que nos oreilles auraient volontiers supporté des boules Quiès à ce moment-là. Nous participons à la tradition qui veut que chacun transmette la flamme de sa bougie, avant d'assister à un feu d'artifice grandiose.
Dimanche déjà... le temps passe tellement vite. Nous partons vers l'île d'Hydra : trajet en bateau très agréable, sous un soleil radieux et le long d'îles magnifiques. C'est la pause « shopping », il s'agit de développer l'art du marchandage. De retour à ce que l'on pourrait rêver d'appeler notre maison, c'est le temps de quelques brasses ou d'une balade sur la plage. Une calme après-midi de détente, qui fait partie de ces moments où l'on aimerait pouvoir arrêter le temps.
Le lendemain, nous sommes contraints de quitter notre paradis pour partir vers le c½ur de la Grèce : Athènes. Nous commençons par une visite du musée avant de se diriger vers l'Acropole, qui nous est expliquée par une guide nous faisant très vite regretter notre chère Gogo. Déambulant avec son parapluie, elle malmène notre belle langue de Molière et ne tient pas un discours très accrocheur... si bien que ce sont davantage les chiens affectueux qui se sont faufilés au sein du groupe qui ont retenu notre attention. Mais rassurez-vous, nous n'en sommes pas pour autant ressortis ignares : le Parthénon, l'Erechthéion et les Cariatides font maintenant partie de notre vocabulaire courant. Nous nous perdons ensuite quelque peu dans les rue de la capitale (on sait, monsieur, c'était pour nous faire découvrir des quartiers reculés) avant de profiter d'un petit temps libre. Par après, la tante de Lenaïc vient éclaircir les mystères que présente encore la Grèce pour nous. C'est ai si que l'on découvrira qu'il est tout à fait normal de ne pas dire bonjour... Ca valait bien la peine que l'on se borne à apprendre « kalimera » et « efkaristo ». Le soir venu, nous découvrons notre dernier hôtel, encore une fois splendide.
Qui dit dernier jour dit aussi... première grasse matinée ! Nous avons exceptionnellement pu dormir jusque huit heures avant de déjeuner en terrasse, au bord de la mer. La nostalgie s'empare déjà de nous. Nous quittons à regret notre petit paradis sur terre pour rejoindre l'aéroport. Nous embarquons à 14 h 30, comme prévu mais... l'avion ne décolle pas ! Nous redescendons pour devenir des « transit passengers » quand on nous annonce que nous partirons vers 21 h 30. Ce retard nous laisse le temps de faire trois fois le tour de l'aéroport, autant vous dire que nous sommes devenus incollables sur sa géographie ! Nous entrons finalement dans l'avion par la passerelle, comme les stars, pour quitter la ville d'Athènes magnifiquement illuminée ! Lorsque nous arrivons à Jodoigne, on est déjà mercredi : youpiiiiiiiiiiii ! on a eu un jour de plus, c'était bien ce qu'on avait demandé non ?
Bref, vous l'aurez compris, un voyage fantastique sous une météo ensoleillée, avec des découvertes exceptionnelles, dans une ambiance sensationnelle, et bien sûr en compagnie de profs formidables ! Car oui, c'est grâce à eux que nous garderons de ce périple un souvenir si merveilleux... Un immense merci à Mme Jouniaux, Mme Xhauflair et M Rongvaux, sans qui cette aventure n'aurait pas été la même !

# Posté le mardi 29 mai 2007 14:52

Maggie et Marion

Maggie et Marion
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# Posté le lundi 28 mai 2007 13:09

Grèce 2007

Grèce 2007
L'attente devient longue...

# Posté le lundi 28 mai 2007 13:08

Céline

Céline

# Posté le lundi 28 mai 2007 13:06

Oli et Le Stru

Oli et Le Stru
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# Posté le lundi 28 mai 2007 13:05